Guêpes, abeilles et autres fourmis Guêpe solitaire (Ammophila pubescens) Abeille des ruches Abeille solitaire Fourmis rousses Galle Ichneumon Symphyte ou "mouche à scie" Guêpe sociale

Cette semaine

Semaine 30:
Guêpes, abeilles et autres fourmis

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Bienvenue au pique-nique !

Du soleil et de la chaleur : c’est la saison des pique-nique ! Abeilles, guêpes, frelons, fourmis s’invitent volontiers à notre table, attirés par l’odeur alléchante des fruits mûrs et de la viande. Mais pas de panique ! Si la plupart des hyménoptères (leur nom scientifique) piquent, c’est en réponse à une menace ou pour paralyser leurs proies. En restant calme, c’est plutôt l’occasion de partir à la rencontre des 3500 espèces que compte la Belgique et dont la taille varie de quelques millimètres à 4-5 cm pour les plus grands.. Nombre d’entre elles sont des alliées précieuses, en assurant la pollinisation de plantes à fleurs ou en éliminant d'autres insectes nuisibles. Et si un excès d’insecticides ne les a pas décimées, on en trouve partout car les espèces se sont adaptées à leur environnement : en ville comme à la campagne, en forêt, dans des landes sableuses ou entre les briques des vieux murs ensoleillés. Certaines se sont même installées dans l’eau ! Bienvenue au pays de « 1001 pattes » !

 

Pas folle la guêpe !

Une taille fine, un beau costume jaune et noir et une jolie paire d’antennes : l’élégante guêpe est carnassière et on la redoute à cause de son aiguillon venimeux. Ce sont les guêpes germaniques (Vespula germanica) et les guêpes vulgaires (Vespula vulgaris) qui viennent nous agresser pendant le repas. Sociales, elles vivent en bande dans un nid en papier construit à partir de fibres de bois râpées grâce à leurs mandibules. Mélangées à la salive, ces fibres forment une pâte collante avec laquelle la future reine construit les alvéoles. Mais la plupart des espèces de guêpes sont en réalité des solitaires. La femelle aménage un nid dans le sol, une tige creuse ou entre deux briques, qu’elle approvisionne ensuite en proies paralysées mais encore vivantes. Quand il y a suffisamment de provisions dans le nid, elle pond un oeuf, referme le nid avec un bouchon de terre et recommence un peu plus loin. Les guêpes ne sont pas toutes jaunes et noires : l’ammophile, par exemple, porte une ceinture rouge, tandis que la guêpe-coucou a une magnifique robe métallique en rose et bleu. Comme l’oiseau, celle-ci utilise le nid d’autres espèces pour y déposer ses larves en douce !

 

Des tartines de pollen

En tous cas, ne confondez pas guêpe et abeille ! Plus massives et velues que leurs cousines, se nourrissant de pollen et de nectar, les abeilles sont protégées. Il faut dire que la délicieuse production de miel des abeilles domestiques les rend bien plus sympatiques, même si elles piquent aussi lorsqu’on les agresse. Toutes les abeilles domestiques sont de l’espèce Apis mellifera et vivent en ruche. Mais la Wallonie compte aussi 347 espèces d’abeilles sauvages, dont la plupart sont solitaires. Comme leurs cousins les bourdons, ce sont des insectes pollinisateurs majeurs, car elles nourrissent leurs larves avec du pollen. Elles ont des brosses de soies sur les pattes pour le transporter et une langue velue pour récolter le nectar. En passant de fleurs en fleurs, elles permettent ainsi un échange incroyable de pollen. Ce ne sont pas les seuls hyménoptères à être utiles : par exemple, les larves de certains térébrants parasitent les larves de papillons. On les utilise ainsi pour lutter contre la pyrale du maïs, un papillon qui fait beaucoup de dégâts dans ces cultures.

 

La petite bête qui monte, qui monte

Et si vous laissez traîner quelques miettes, sans doute ne tarderez vous pas à voir défiler une drôle d’armée très organisée. Omnivores, les fourmis ouvrières sont en effet constamment à la recherche de nourriture pour élever les larves de leur reine, tandis que les plus grandes fourmis « soldats » sont chargées de défendre le nid. Quant à celles qui ont des ailes, ce sont souvent des mâles, ou des reines qui les perdront après la fécondation. La plupart des fourmis ne vous piqueront pas car leur aiguillon est trop faible ou trop court pour percer notre peau. Par contre, elles mordent et répandent du poison sur les petites plaies. Méfiez vous de leur esprit de groupe !

 

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