Grenouilles, crapauds et autres princes charmants
La grenouille rousse vous est sûrement familière : on la rencontre fréquemment dans les bois, les prairies et les jardins. Mais savez-vous qu’elle a une quinzaine de cousins batraciens en Wallonie, dans un clan de près de 4000 membres dans le monde ! En scrutant bien les mares, étangs et zones humides vous apercevrez la grenouille verte qu’on entend de loin, le crapaud commun et ses verrues saillantes, le triton alpestre au ventre orangé ou la discrète salamandre tachetée de jaune et noir.
La magie de la métamorphose
Ce n’est pas pour rien qu’on les appelle des « amphibiens » : ceux qui ont « deux vies » en grec ancien. Petits, à l’état de larves ou de têtards, les batraciens évoluent dans l’eau. Puis progressivement, ils se métamorphosent. Chez les grenouilles et les crapauds, le changement est particulièrement spectaculaire : ils perdent leur queue, des pattes leur poussent et leurs branchies sont progressivement remplacées par des poumons. Ils sont alors fin prêts pour une vie essentiellement terrestre et se nourrissent de vers, de limaces, de larves et d’insectes pour les plus rapides.
De grandes migrations
Seules les grenouilles vertes sont essentiellement aquatiques : tous les autres batraciens passent la majorité de leur vie hors de l’eau et n’y retournent que pour se reproduire. Du coup, les adultes font tous les ans des aller retour pour aller pondre dans la mare qui les a vu naître. Le crapaud commun peut ainsi parcourir jusque quatre kilomètres pour aller déposer ses rubans d’œufs. Quant au crapaud accoucheur, il les entortille avec soin autour de ses pattes arrière et attend que sa femelle lui ait donné trois ou quatre pontes. Ce n’est que lorsque les œufs sont prêts à éclore qu’il va les déposer dans l’eau. La grenouille fait plus simple : elle dépose ses œufs en masse dans une eau peu profonde.
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