Des petits résidents au poil !
Avec sa jolie queue en panache et ses oreilles terminées par des "pinceaux" de longs poils, l’écureuil roux est un habitué de nos parcs et nos jardins, même au cœur de la ville. Avec le lapin et le lièvre qui cavalent dans les champs et sur les bords de route, c’est sans doute le petit mammifère de Wallonie le plus facile à rencontrer. Il en existe pourtant bien d’autres, souvent très craintifs, difficiles à observer parce que minuscules, mais tout aussi sympathiques !
Une grande famille sur les dents
La Wallonie abrite une belle famille : les rongeurs, qui font le bonheur des chouettes et des mammifères carnivores. Le petit lérot, par exemple, est théoriquement facile à reconnaître, avec ses grandes oreilles, sa longue queue très velue et son bandeau noir sur les yeux, comme des lunettes. Bien qu’appréciant les habitations humaines, il est pourtant discret et hiberne la moitié de l’année. C’est aussi le cas du muscardin, son « cousin » protégé, qui vit dans des forêts de feuillus : si mignon avec ses gros yeux noirs et sa belle couleur roux doré, c’est aussi un grand amateur de noisettes ! A ne pas confondre avec les deux variétés de mulots que l’on peut croiser chez nous, les cinq campagnols, les deux types de rats et les souris, grise ou naine. Le grand hamster et le loir, hibernant tous deux, sont très rares en Wallonie. Le premier vit en Hesbaye et l’autre en Lorraine. D’une belle couleur grise, le loir est doté d’une longue queue touffue.
Des mangeurs d’insectes
Une tête et un corps très fins, un long museau très pointu et de grandes moustaches… il y a sept espèces de musaraignes en Wallonie et chacune d’entre elles pourrait être prise pour une souris. Mais voraces et très actives, lesa musaraignes mangent surtout des insectes et des vers. Solitaire, opportuniste et insectivore lui aussi, le hérisson apprécie également les chenilles et les limaces, à l’occasion une grenouille et des oeufs d'oiseaux nichant au sol voire des charognes : c’est donc un allié précieux pour les jardiniers ! La taupe, elle, est moins appréciée bien qu’elle consomme beaucoup de chenilles et d’insectes qui provoquent aussi des dégâts aux cultures.
Un rendez-vous de petits carnassiers
Avec ces colonies de rongeurs, ce n’est pas étonnant que nombre de mammifères carnassiers aient élu domicile chez nous. La petite belette, par exemple, avec son corps fin qui lui permet de se faufiler dans le terrier des campagnols ou l’hermine, plus grosse, qui devient blanche comme neige pendant l’hiver. Le soir, de nombreux autres petits prédateurs sortent chasser, comme la fouine qui aime paniquer les poules mais mange aussi les restes de cuisine ou la martre au pelage chocolat, nettement plus forestière.
Souris vole !
A la nuit tombante, en levant le nez vers les étoiles, vous apercevrez peut-être les mammifères les plus surprenants de Wallonie : l’une des dix-huit espèces de chauve-souris. Pour en savoir plus, rendez-vous en août : la semaine 34 leur sera consacrée !