La biodiversité en milieu agricole  Lièvre Lièvre Lièvre Chevreuil Lapin Chevreuil

Thème de la semaine 13

La biodiversité en milieu agricole

Calendrier des activites

À tout bout de champs

 

Qui n’a pas aperçu, au détour d’un champ, un lièvre en goguette, un jeune chevreuil en bordure de bois ou une buse guettant son dîner ? 50% du territoire wallon est agricole et l’agriculture a façonné le paysage en une mosaïque de cultures, prairies, mares, vergers et chemins creux qui forment un maillage écologique essentiel au maintien de la biodiversité, animale et végétale.

 

Les vertes prairies

Imaginez qu’une prairie peut comporter jusqu’à cinquante espèces de plantes différentes ! Certaines sont rares et protégées, comme les orchidées qui s’y développent naturellement, lorsque l’exploitation n’est pas trop intensive. Au printemps et en été, les champs wallons se parent des mille feux de plantes de moissons, comme le joli miroir de Vénus, au violet délicat, le mélampyre des champs, aux épis rose fuschia ou encore le bleuet au nom évocateur et le coquelicot. Les prairies humides de l’Ardenne sont autant de refuges pour les papillons et les oiseaux. Et au nord du Sillon Sambre et Meuse, les grands espaces attirent des animaux comme la perdrix grise, les cailles des blés, l’alouette des champs. Sans parler des tas de fumier qui fourmillent d’insectes et font le bonheur des oiseaux comme les bergeronnettes printanières et grises.,. Quant aux mares agricoles, elles accueillent naturellement toutes sortes de batraciens et de délicates libellules.

 

Des haies d’honneur

En limite de prairies ou sur les talus des chemins creux, les haies rythment le paysage et accueillent une incroyable diversité animale et végétale. Une foule d’habitants y trouvent là une réserve de nourriture et une cachette tout au long de l’année : les perdrix grises et les faisans y font leur nid au sol, les renards viennent s’y réfugier, les insectes et les papillons foisonnent et les oiseaux se délectent de petites baies. En Fagne-Famenne, par exemple, prunelliers et aubépines abritent des espèces rares d’oiseaux, comme les pies-grièches grises ou écorcheurs. C’est en raison de cette grande richesse que la Région wallonne encourage, depuis 1995, la plantation de haies : rien qu’en 2009, pas moins de 40 Km ont ainsi été plantés par des particuliers, grâce à une subvention régionale. Au Pays des Collines ou dans le bocage du Pays de Herve, saules têtards et vergers servent, quant à eux, de résidence à des espèces comme le hérisson et le lérot et, dans les airs, la petite chouette chevêche, le joyeux pinson des arbres ou la belle grive draine.

 

Un toit en dur

Mais l’activité agricole a aussi parsemé le paysage de constructions qui sont autant de refuges pour la faune : l’hirondelle rustique, par exemple, apprécie particulièrement la chaleur des étables et leur profusion de mouches. La chouette effraie préfère les granges et les fenils où elle trouve des rongeurs, comme la souris grise. Les chauve-souris, quant à elles, aiment dormir la tête en bas dans la pénombre des caves ou sous les toitures. Ainsi, grâce à sa grande diversité, et dès qu’il laisse un peu de place à la vie sauvage, le milieu agricole joue un rôle primordial dans la préservation de la biodiversité wallonne.

 

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