Les oiseaux des prairies Perdrix grise Perdrix grise Vanneau huppé Tarrier des prés Pie-grièche écorcheur mâle Pie-grièche écorcheur femelle

Thème de la semaine 18

Les oiseaux des prairies

Calendrier des activites

La clé des champs

 

Quel drôle d’oiseau que celui qui boude à ce point les arbres pour s’installer dans les champs ! Il est tout bonnement originaire des steppes et à la recherche de vues dégagées. C’est pour cela que chez nous, il fait son nid au sol dans les cultures de céréales ou de betteraves et les prairies. C’est le cas notamment de la petite caille et de sa cousine, la perdrix grise, de la « gentille alouette » ou du vanneau huppé. Evidemment, les amateurs d’œufs et d’oisillons, comme les corneilles noires, ont bien compris l’intérêt de s’installer à proximité de ce délicieux garde-manger !

 

Le faisan et ses petites cousines

Même s’il est très populaire et facile à repérer avec ses couleurs chatoyantes, le faisan de Colchide n’est pas, à proprement parler, une espèce locale. Introduit pour la chasse il y a quelques siècles, il a cependant élu domicile en Wallonie. Il fréquente les plaines mais reste proche des lisières. Par contre, sa cousine, la perdrix grise, affectionne les céréales à paille où l’on entend son cri très reconnaissable dès la fin de l’hiver. Mais pour la voir, c’est une autre histoire ! Dès qu’elle se sent en danger, la perdrix grise se plaque au sol ou marche en se faisant la plus petite possible, pour ne décoller qu’au dernier moment. La caille des blés n’est pas plus facile à apercevoir, d’autant qu’elle passe huit mois par an en Afrique. En avril, les femelles arrivent les premières, après un vol de nuit à 35 km/h de moyenne. En mai et juin, des mâles passent dire bonjour et vers la mi-juillet, les jeunots de l’année, nés sur le continent africain, viennent à leur tour tenter leur chance auprès des femelles. Dès la mi-août, celles-ci reprennent déjà leurs quartiers d’hivers dans le Sud.

 

Alouette, gentille alouette

Mais quel est ce cascadeur à crête qui s’éleve en spirale dans les airs pour soudain descendre en piqué… sans s’arrêter de chanter ? C’est l’alouette des champs : originaire des steppes, elle adore les grands espaces et se méfie comme de la peste de tout arbre ou pylône qui pourrait servir de perchoir à des prédateurs. La bergeronnette printanière et les pipits, laissent prudemment une distance de sécurité d’au moins 200 mètres avec la moindre zone boisée. Au printemps, le bruant proyer fuit, lui aussi, les arbres, mais apprécie les arbustes comme pupitre de chant ! En hiver, il retrouve pourtant le bruant jaune et le bruant des roseaux, ses congénères, dans des haies près de grands arbres.

 

Les rockeurs des plaines

Les champs abritent aussi quelques originaux qui se distinguent par un look d’enfer ! Haut sur pattes, dos vert, plastron blanc, le petit vanneau huppé a sur la tête, comme son nom l’indique, une petite huppe très élégante qu’il promène jusque dans les pays du Sud où il passe l’hiver. Cet original est aussi célèbre pour son vol très acrobatique ! Un clan plus « gothique » rassemble pies bavardes, corneilles noires et corbeaux freux. Au même titre que ses voisins le faucon crécerelle, la buse variable ou le busard cendré, la corneille est un vrai prédateur pour les oisillons. Pauvre freux, qui ressemble comme deux gouttes d’eau à sa cousine : lui qui est pourtant végétarien souffre d’une mauvaise réputation bien injustifiée !

 

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