Les orchidées Epipactis à petites feuilles Orchis de Fuchs Epipactis sanguine Epipactis à feuilles larges Orchis maculé Orchis singe Orphys frelon ou ophrys bourdon Orchis mâle Epipactis pourpre

Thème de la semaine 21

Les orchidées

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Pas si exotiques !

 

Admirez cette magnifique fleur au détour d’une promenade printanière : une longue tige, des feuilles à la base et des petites fleurs en épi, comme une jacinthe. Attention, c’est peut-être une orchidée ! Des orchidées en Wallonie ? A priori, on associe plutôt ces magnifiques fleurs aux régions tropicales. Et pourtant, une cinquantaine d’espèces – sur la trentaine de milliers qui existe dans le monde – sont bien présentes chez nous : blanches, roses, mauves, voire pourpres, quelques fois mouchetées, les orchidées de Wallonie sont à la fois spectaculaires et rares. A admirer sans modération !

 

Un port de reine

 

L’orchidée doit sa silhouette inimitable à trois sépales, ces sortes de feuilles qui forment le calice de la fleur, et trois pétales. L’un d’eux, le labelle, est exceptionnel : de forme et de couleur très variables selon les espèces, il sert à attirer les insectes pollinisateurs. Certaines orchidées sont même devenues de grandes séductrices : elles ont évolué au point d’imiter l’abdomen de la femelle de l'insecte. Cette supercherie leur permet d'être pollinisée sans forcément offrir de nectar en retour ! Chaque ovaire fécondé contient plusieurs milliers de petites graines (de 0,2 à 0,6 mm), mais elles sont incapables de se débrouiller seules une fois tombées à terre. Futées, elles s’associent alors à des champignons microscopiques spécifiques pour se développer. Dans ces conditions, c’est donc très difficile de reproduire les espèces en dehors de leur environnement naturel. Et d’ailleurs, les semis ou les transplantations ne survivent pas bien longtemps. L’orchidée est sauvage par nature ! Pour la protéger, il faut protéger son espace vital.

 

D’une élégance rare

 

Vous la trouverez dans les lieux les plus divers, de la forêt ombragée aux coteaux ensoleillés. Prenez un appareil photo pour faire une collection virtuelle de ces demoiselles spectaculaires : le blanc céphalanthère pâle aux fleurs en forme de cloche ou l’épipactis helléborine, espèce la plus répandue, qui lance ses fleurs verdâtres lavées de violet le long d’une tige robuste. Entre fin avril et fin mai, vous avez des chances de voir le grand orchis mâle : du haut de ses 20 à 60 cm, il présente fièrement une multitude de fleurs rouge pourpre au labelle blanc moucheté. La goodyère rampante, liée aux vieilles pinèdes, ressemble, elle, à du muguet avec ses petites fleurs blanches couvertes de poils, réunies en épi spiralé et exhalant une forte odeur de vanille. Certaines espèces sont carrément surprenantes et souvent rares : c’est le cas du magnifique orchis singe, dont les fleurs très découpées en lanières simulent les bras et les jambes d’un singe, ou de l’ophrys mouche qui joue le camouflage, avec des pétales sombres fins comme des antennes et des fleurs collées sur la tige ! Quant à la néottie nid d’oiseau, elle a franchement l’air fanée : dépourvue de chlorophylle, elle n’est que branches jaunes brunâtres. Et si vous rencontrez une petite plante qui ressemble à une asperge violette à sa sortie de terre, c’est peut-être un limodore à feuilles avortées, aux délicates fleurs violettes à demi-ouvertes : un grand privilège !

 

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