Espèces exotiques envahissantes Balsamine à petites fleurs Jussie à grandes fleurs Coccinelles asiatiques Berce du Caucase

Thème de la semaine 26

Espèces exotiques envahissantes

Calendrier des activites

Gare aux envahisseurs !

 

Les voyages forment la jeunesse… mais bouleversent la biodiversité ! Commerce international, passagers clandestins ou petits souvenirs de voyage : du moustique à la tortue en passant par les plantes d’ornement, de plus en plus d’espèces exotiques se retrouvent parachutées en Wallonie. La plupart d’entre elles ne supportent pas l’exil et ne survivent pas, faute de conditions climatiques et de nourriture adaptées. D’autres, au contraire, s’adaptent et s’installent chez nous. Certaines, enfin, deviennent franchement envahissantes, au point de causer de gros dégâts à l’environnement. Si le phénomène n’est pas nouveau, il s’amplifie et devient préoccupant. Alors, prenez garde aux envahisseurs !

 

L’attaque verte

Elle est du plus bel effet, la grande berce du Caucase, avec ses élégantes fleurs blanches perchées à 3 ou 5 mètres ! Idem pour le buddlela dont les grappes de fleurs blanches ou mauves attirent tant les papillons. Mais voilà : quelques milliers de graines dans le vent… et hop ! C’est toute une colonie en marche. Et ces plantes, introduites volontairement dans les jardineries et les espaces publics, sont si prolifiques qu’elles font de l’ombre aux espèces locales. Elles finissent par déséquilibrer dangereusement les écosystèmes. C’est le cas, par exemple, de la balsamine de l’Himalaya qui a quitté les jardins et envahit les berges le long des cours d’eau. Elle étouffe ses voisines et laisse un sol nu en hiver, très sensible à l’érosion.

 

Des légions au fil de l’eau

En bons stratèges, les envahisseurs utilisent souvent les cours d’eau : c’est le cas, par exemple, de l’écrevisse signal. Elle a été élevée en bassin de pisciculture d’où elle s’est évadée pour coloniser les rivières avoisinantes. Elle en vient même à prendre la place de nos écrevisses à pattes rouges avec une arme secrète : un champignon pathogène qui les décime. Même scénario avec le goujon asiatique qui véhicule des parasites menaçant nos espèces de poissons. La grenouille taureau, véhiculant elle aussi une maladie fatale pour nos batraciens, est une autre fugueuse : introduite dans les bassins et les pièces d’eau, elle n’a pas tardé à s’installer partout. Elle dévore invertébrés, tritons et autres espèces de grenouille. A raison de 200.000 œufs par an par femelle, l’invasion est fulgurante ! Quant à la tortue de Floride, achetée toute petite et toute mignonne, elle est souvent relâchée en étang par ceux qui la jugent bien trop grande à l’âge adulte. Incapable de se reproduire, elle peut néanmoins rester en vie des décennies et perturber, par son grand appétit, l’équilibre des écosystèmes aquatiques.

 

L’escadrille des coccinelles

La plus célèbre des espèces exotiques envahissantes reste sans doute la coccinelle asiatique. D’autant que son introduction partait d’une bonne intention : remplacer les insecticides par des prédateurs naturels de pucerons. Elle a donc été largement introduite en Europe à la fin des années 90 et sa progression a été fulgurante. On la trouve aujourd’hui partout et elle prend la place de nos coccinelles qui ont bien du mal à faire face à ces guerrières qui n’hésitent pas à s’attaquer à leurs larves ! Méfiance donc : les petits envahisseurs en taille ne sont pas forcément les moins agressifs ! La mineuse du marronnier, par exemple, est une petite nouvelle dans la liste : la chenille de ce papillon de nuit ressemble à une mite, elle creuse des galeries dans les feuilles et affaiblit les marronniers, les rendant vulnérables aux maladies et aux champignons. Petit envahisseur mais grand effet dévastateur !

 

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